Gezondheid
5G en gezondheid
Hoe gezond is 5G? Blootstellingslimieten en stralingsnormen beperken de impact op onze gezondheid. Om te begrijpen wat dat precies is, duiken we in de wereld van de elektromagnetische straling.
Dans cette étude, l’équipe de recherche avait comme objectif d’évaluer l’impact d’une exposition aux ondes quasi-millimétriques (qMMW) sur la peau de rats de laboratoire. Les ondes quasi-millimétriques sont utilisées dans la 5G pour des communications sans fil à haut débit. Les chercheurs se sont focalisés sur les ondes de fréquence 26,5 GHz (qMMW 26 GHz).
Pour ce faire, l’équipe de recherche a exposé une petite zone de la peau de rats à ces qMMW 26,5 GHz à différentes intensités de Densité de Puissance Absorbée (DPA ou « Absorbed Power Densities » en anglais, il s’agit d’une unité de mesure qui permet d’évaluer l’exposition aux CEM-RF de hautes fréquences (au-delà de 6GHz), elle est exprimée en Watts par mètre carré). 61 rats mâles âgés de 8 à 9 semaines ont été répartis dans 4 groupes de niveaux d’exposition différents :
Le système d’exposition était constitué d’une antenne émettrice de qMMW 26,5 GHz placée à 1cm de la surface de peau des rats. Les rats étaient rasés au niveau du dos et anesthésiés avant l’exposition. La température était mesurée dans la zone cible pendant l’exposition par l’utilisation d’un thermomètre à fibre optique dont la sonde était placée en contact avec la surface de peau exposée.
L’équipe de recherche a ensuite réalisé trois types d’analyses :
a) Des analyses histologiques, c.-à-d. qu’ils ont observé de fines lamelles de la peau des rats au microscope. Le but de cette analyse était d’observer de potentielles modifications dans les différentes couches qui composent la peau (épiderme, derme, etc…). Ces observations ont été réalisées 24 heures et 72 heures après l’exposition. Quatre chercheurs indépendants ont chacun examiné deux lamelles de peau par rat en respectant la méthode dite « à l’aveugle ». Cela signifie que lors de leurs observations, ils ne savaient pas si la peau à analyser avait été prélevée sur un rat exposé ou non et à quelle intensité. Cette technique permet d’éviter les biais d’« a priori », c’est-à-dire les préconceptions des chercheurs sur les CEM-RF et leur influence sur l’interprétation des résultats, même de manière involontaire.
A l’issue de cette analyse :
A l’issue de cette analyse :
Nous noterons ici que les DPA utilisées sont supérieures aux seuils recommandés par la Commission Internationale de Protection contre les Rayonnements Non-Ionisants (ICNIRP en anglais), un organisme international établissant des seuils officiels d’exposition aux champs électromagnétiques. Selon l’ICNIRP, au-delà d’une DPA de 200 W/m2, les CEM-RF peuvent entrainer une augmentation de la température des tissus jusqu’à 41°C, ce qui devient dangereux pour le corps humain. Le seuil d’exposition aux CEM-RF de haute fréquence recommandé par l’ICNIRP pour le grand public est de 20 W/m2, donc 10x plus faible. Les DPA utilisées dans cette étude sont toutes supérieures à ces recommandations.
L’équipe de recherche conclut que :
Les chercheurs soulignent que ces résultats concernent des peaux de rats et qu’ils ne sont pas directement extrapolables aux humains.
Globalement, cette étude semble avoir été bien menée. Elle inclut plusieurs critères de qualité importants dans la mise en œuvre de telles études avec des animaux. En effet, la présence d’un groupe « sham » assure que les différences observées entre groupes sont bien attribuables à l’exposition et pas à d’autres éléments de l’environnement d’exposition.
La condition à l’aveugle, utilisée dans les analyses histologiques, assure que les chercheurs n’ont pas pu être influencés par leurs propres a priori sur les CEM-RF lors de leur description des résultats puisqu’ils ne savaient pas quels individus avait été exposés, ni à quelle intensité. Par contre, il n’est pas précisé si les animaux ont également été exposés à l’aveugle. Enfin, la présence d’un groupe contrôle, dit « négatif », permet de comparer les données des groupes exposés à des seuils de base.