Gezondheid
5G en gezondheid
Hoe gezond is 5G? Blootstellingslimieten en stralingsnormen beperken de impact op onze gezondheid. Om te begrijpen wat dat precies is, duiken we in de wereld van de elektromagnetische straling.
Dans cette étude, des chercheurs ont voulu savoir si une exposition prolongée aux champs électromagnétiques radiofréquence de la 4G (CEM-RF, aussi appelées signaux LTE) pouvait perturber le fonctionnement des hormones et du cerveau chez des jeunes souris, c’est-à-dire à un âge équivalent à l’adolescence humaine. Ils se sont intéressés en particulier aux hormones thyroïdiennes. Ces hormones, produites par la glande thyroïde située dans le cou, sont des messagers chimiques qui circulent dans le sang et donnent des instructions au corps. Elles sont essentielles pour la croissance, le métabolisme (la manière dont le corps produit et utilise son énergie) et le développement du cerveau.
Pour cela, les chercheurs ont travaillé avec trois groupes de souris mâles âgées de 4 semaines :
Les chercheurs ont mesuré plusieurs paramètres : l’évolution du poids des souris, leur température corporelle, leurs comportements (activité, anxiété, humeur, construction de nids) ainsi que les niveaux d’hormones dans le sang. Ils ont aussi analysé certains gènes du cerveau et de la thyroïde impliqués dans la régulation des hormones. Un gène est une petite partie de l’ADN qui contient le code pour créer une protéine spécifique, ici en lien avec l’activité de la thyroïde. Les protéines sont essentielles dans le développement et le bon fonctionnement de l’organisme.
Les résultats ont montré que les souris exposées aux CEM-RF ne présentaient pas de changement de poids, de température, ni de comportement particulier par rapport au groupe "sham". En revanche, les souris exposées au plomb devenaient plus actives, moins anxieuses et construisaient des nids de moins bonne qualité par rapport au groupe "sham". Sur le plan hormonal, les souris exposées aux CEM-RF montraient une légère hausse d’une hormone clé liée au métabolisme et au développement du cerveau. Les souris exposées au plomb, elles, présentaient des perturbations plus marquées, avec une augmentation des niveaux de deux hormones thyroïdiennes importantes et une diminution d'une hormone liée à la gestion du stress, confirmant l’effet connu du plomb sur le système hormonal. Les chercheurs ont aussi regardé l’activité des gènes, ils ont observé que l’exposition aux CEM-RF réduisait l’activité de certains gènes du cerveau qui participent normalement à la régulation des hormones thyroïdiennes. Le plomb, de son côté, perturbait beaucoup plus de gènes et à plusieurs niveaux (cerveau, hypophyse, thyroïde).
En résumé, l’exposition aux CEM-RF n’a pas entraîné de changements visibles dans le comportement ou la croissance des souris, mais elle a provoqué de légères modifications hormonales et génétiques.
Cette étude est considérée comme scientifiquement bien menée : présence d’un groupe témoin (« sham »), d’un contrôle positif (plomb), contrôle précis de l’intensité des CEM-RF et analyse des résultats à l'aveugle à l’aveugle (cette condition est importante car elle signifie que les chercheurs ne savent pas quelles souris sont exposées ou non aux CEM-RF, afin d'éviter toute influence sur les résultats, même involontaire).
Les auteurs soulignent toutefois que cette étude a des limites. Le niveau d’exposition (4 W/kg) est très éloigné des conditions réelles : pour comparaison, la limite internationale est de 0,08 W/kg pour le corps entier chez le grand public. En clair, les souris ont reçu une dose bien plus élevée que ce qu’un humain pourrait rencontrer avec un téléphone mobile. Ensuite, l’étude n’a porté que sur une période de 4 semaines. On ne sait donc pas si des effets apparaîtraient lors d’expositions plus longues. Enfin, les résultats sur les hormones thyroïdiennes sont variables d’une étude à l’autre : certaines recherches trouvent des effets, d’autres pas, ce qui souligne que la question reste ouverte et nécessite davantage de travaux.
En conclusion, cette étude suggère que les CEM-RF pourraient provoquer de petites modifications hormonales chez les souris, mais sans conséquence observable sur leur comportement. Ces résultats doivent être interprétés avec prudence, car d’autres recherches ont déjà trouvé des effets différents, voire opposés. Les auteurs insistent donc sur la nécessité de nouvelles études, avec des niveaux d’exposition plus réalistes et sur de plus longues durées, notamment pour mieux comprendre les risques potentiels chez les enfants et adolescents, considérés comme plus vulnérables.