Gezondheid
5G en gezondheid
Hoe gezond is 5G? Blootstellingslimieten en stralingsnormen beperken de impact op onze gezondheid. Om te begrijpen wat dat precies is, duiken we in de wereld van de elektromagnetische straling.
Dans cette étude, les chercheurs ont examiné si une exposition à des champs électromagnétiques radiofréquences (CEM-RF) à 1800 MHz pouvait affecter le système immunitaire (système qui protège le corps humain des microbes et des infections). Plus précisément, ils ont voulu savoir si une telle exposition modifiait la production de protéines impliquées dans les réponses du système immunitaire (c’est-à-dire le mécanisme naturel de défense de notre corps), notamment les protéines (par exemple les cytokines) en lien avec l’inflammation et la communication entre les cellules immunitaires (globules blancs).
Les chercheurs ont réalisé une étude expérimentale in vitro, c’est-à-dire réalisée en laboratoire sur des cellules. Ils ont utilisé des cellules du système immunitaire humain appelées monocytes (un type de globule blanc). Celles-ci ont la capacité de se différencier en cellules spécialisées de la réponse immunitaire, comme les macrophages, qui éliminent les agents pathogènes tels que les bactéries ou les virus, ainsi que les cellules endommagées. Ils jouent un rôle clé dans la première ligne de défense de l’organisme.
L’étude comprenait plusieurs groupes d’exposition :
Les chercheurs ont ensuite mesuré la présence des différentes protéines impliquées dans la réponse immunitaire. Ils n’ont pas montré d’effet significatif après l’exposition aux CEM-RF.
Les chercheurs concluent que, dans les conditions expérimentales de cette étude, l’exposition des monocytes aux CEM-RF de 1800 MHz à un DAS de 2,0 W/kg, jusqu’à 24 heures, n’a pas modifié de manière significative les protéines étudiées et impliquées dans la réponse immunitaire. Ils insistent cependant sur le fait que ces résultats ne peuvent être généralisés à d’autres types cellulaires, ni à des expositions de plus longue durée ou à des fréquences différentes. Par ailleurs, ils rappellent que la littérature scientifique dans ce domaine est encore très hétérogène, certaines études observant des effets, d’autres non.
L’étude a été globalement bien menée grâce à une méthode rigoureuse. Les chercheurs ont utilisé un groupe « sham » (comme expliqué ci-dessus). Cela permet de comparer les deux résultats de façon fiable. Pour s'assurer que leurs méthodes de mesure étaient efficaces, ils ont aussi utilisé des substances connues pour provoquer une réaction dans les cellules : celles-ci ont bien réagi, ce qui montre que l’expérience aurait pu détecter un effet si les CEM en avaient causé un.
Les tests ont été réalisés à l’aveugle : Cette condition est importante car elle signifie que les chercheurs ne savent pas quels échantillons sont exposés ou non aux CEM-RF, afin d'éviter toute influence sur les résultats, même involontaire. Les conditions d’exposition aux CEM étaient bien définies (1800 MHz, type de signal CW ou GSM, durée de 30 min à 24 heures, DAS de 2 W/kg), ce qui permet de reproduire précisément l’expérience. Enfin, ils ont vérifié en continu que la température restait stable pendant toute la durée des tests. C’est très important, car une augmentation de température pourrait fausser les résultats. Ici, comme la température est restée stable, on peut dire que les effets mesurés ne viennent pas d’un effet thermique, mais bien des CEM-RF elles-mêmes si effet il y avait eu.
Cette étude est de bonne qualité. Toutefois, comme les auteurs le soulignent, des études complémentaires, utilisant d’autres modèles cellulaires ou conditions d’exposition, sont nécessaires afin d’approfondir la compréhension des effets potentiels des CEM-RF sur la santé.